Diégèse  dimanche 5 mars 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Réveillé tôt, j'ai traversé Paris déjà sous le soleil du presque printemps pour inaugurer la douceur en allant à la piscine. Immergé dans l'eau douce et sans cesse remuée par les nageurs et les cris des enfants, je considère avec brume l'incroyable naïveté de Mathieu sur les traces de Mani et de Zoroastre dans l'Asie centrale qui ne connaît plus d'autres vestiges historiques que ceux laissés par les Soviétiques épuisés. Mathieu parlait-il russe ? François affirme qu'il l'avait surpris en grande conversation avec un Turc dans le souk d'Alep, mais François ne distinguait pas le Turc du Kurde. C'est bien la piste kurde que les autorités syriennes ont suivie pendant un temps. La course entamée tôt ce matin pour rejoindre la piscine a été rythmée de pensées anodines, Mathieu, François, V. la rebelle évanescente, toute cette histoire qui n'en finit pas et qui n'en finit jamais. J'ai appelé François. Je n'aime jamais le faire. Il vit à Nantes où on l'a placé responsable à mi-temps d'archives sans intérêt. Sa voix qui traîne trahit encore la médication d'antidépresseurs. Je ne lui ai parlé de rien, je lui ai affirmé que j'irai lui rendre visite dès que j'aurai acheté une voiture et que nous irions ensemble manger du poisson dans un des ports proches en parlant de Lattaquié et de Spiro et des repas très aillés qu'il fallait digérer dans des temples en ruine, accompagnant des touristes repus.