Diégèse  lundi 6 mars 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Le soleil, encore le soleil. Le climat change, c'est certain. Il faut travailler et oublier un temps les rêveries orientales, même lorsqu'elles sont frappées de désespoir et de mort.
Je n'ai pas pensé à toi de tous ces jours. Sans appel, sans signe, j'ai oublié que tu pouvais surgir et m'imposer de te reconnaître
Le travail quotidien se défait jour après jour et je ne suis pas certain de le garder longtemps. Ce matin, j'avais déjà la nausée à la seule idée de l'odeur aigre de l'escalier qu'il faudrait traverser.
Je suis rentré après le cours sans penser te croiser et à la moindre silhouette qui, de très loin, pouvait te ressembler, je détournais les yeux irrémédiablement.
Si le soleil continue, je vais devoir abandonner la bicyclette avant que mes poumons et ma gorge rongés ne me l'imposent. 
Le mal de crâne né avec le réveil a tenu la journée entière et la brume légère devant les yeux ne s'est pas estompée. Je suis calme cependant, et mon esprit parvient à se poser sur les choses des jours.
Tu m'as parlé récemment de tes émotions, que je t'émouvais, les messages que tu m'envoies se font plus insistants, plus crus parfois mais tu te dissimules toujours derrière le paravent d'une fausse adresse et tu ne tenteras jamais rien qui viendrait interrompre le récit de ta lâcheté.