Diégèse  mercredi 8 mars 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je me suis réveillé marqué par la nuityeux grands ouverts, sur les étoiles. Il ne manquait que toi, ton rire et les soupirs de ton sommeil. Tu n'aurais pas dû venir, jamais et me manquer ainsi, tant.
Les réunions se sont succédées ineptes et grandiloquentes et j'ai joué la légèreté acide qui me cache le mieux
Parfois, je cachais ma peine dans une absence, je plissais les yeux pour feindre l'attention, et j'imaginais la nuit, à traverser les ponts, me rappelant qu'autrefois, ou un autre jour, j'aurais été capable de donner des rendez-vous insolites, de partir à ta recherche et de donner du sens à qui j'aurais trouvé.
Je me suis réveillé et je t'appelle, elfe ou gnome, au choix, et dans la tête l'idée d'en finir avec toi, avec tes foucades, tes sursauts, la brutalité de tes escapades sans suite. Te parler et entendre ta naïveté d'enfant qui a tué mon projet. Je t'ai donné rendez-vous, encore.
Ce n'est que le soir que j'ai retrouvé ta présence insolite après l'épuisement de cette journée sans toi.
Nous avons dîné dans un restaurant à la serveuse étrange, belle comme une reine jeune et incomprise encore. Elle a servi les plats, Salomé, et je me demandais quelle tête elle demanderait bientôt.
Je ne suis pas Jean-Baptiste et je me souviens du tombeau de son père à Alep, que je touchais de la main, le soir, après l'arak.