Diégèse  jeudi 16 mars 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je suis rentré tôt, par un train qui avait du retard. J'ai passé le matin à me demander pourquoi j'avais quitté Lille et ses conversations. J'ai retrouvé l'odeur âcre du bureau, je travaille sous les aisselles de cet immeuble. J'avais une réunion à cravate, pleine d'inintérêt. Je pensais à ton message, à ce que je pourrais te répondre. J'ai trouvé. 
Le dîner avec G. était à peine tendu. J'ai vite renoncé à parler, à prononcer le détour d'une narration au long cours, à montrer les embûches, les surprises et les méprises. Je ne voulais pas voir son regard se voiler.
Je mentirai encore.
Je suis rentré tard, par un train qui avait du retard et j'ai traîné dans Paris plutôt que d'aller travailler dans cet immeuble sale qui ne recèle rien. 
La réunion de l'après-midi, engagée dans une salle dorée, les participants prenant la parole en appuyant sur des touches délivrant un signal rouge lumineux déclenchant un micro. Les voix résonnent dans la salle vieille et lambrissée. Je n'entends plus que la rhétorique pauvre du technocrate compassé pour le bon peuple. Je rêve de cris et de feu, de batailles et de mots crachés qui envahissent l'imagination politique.
Le soir, je dîne italien avec G. J'ai presque vu son regard se voiler.