Diégèse  vendredi 17 mars 2000



ce travail est commencé depuis 77 jours et son auteur est en vie depuis 14530 jours (2 x 5 x 1453 jours) 2000




hier
 
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Ils m'ont gâché la fête préparée de longue date, ils m'ont ridiculisé. Je suis resté ébahi par leurs regards échangés au travers de moi. Soudain, je n'existais plus, je comprenais que je n'existais pas. Je les ai vus s'approcher en une danse rituelle depuis longtemps, marquer leurs mains et leurs cous de la lumière de la danse, chanter presque les retrouvailles.
Je ne sais plus que faire pour le reste de mon temps, stupéfait toujours de cette rencontre
J'ai erré ensuite aux abords de la cité, cherchant un autre mauvais coup d'oubli. Je n'ai rien trouvé, qu'une écuyère fellinienne qui tapinait.
Je suis las.
J'ai manigancé une promenade en bicyclette dans Paris matinale. C'est facile. Au lieu de tourner à droite, il suffit d'aller tout droit et Paris s'offre sans fin, rive gauche, avec des airs de banlieue, de province, de campagne, de chemins verts recouverts de goudron, à peine, la ville cachée, la fausse ville.
Je suis allé à la fête ensuite, à la Villette, rive droite nouvelle, avec des airs qui rappellent les années d'avant et de maintenant. Une fête imaginée, imaginaire, sans charme cette année, si ce n'est ta présence, ta grâce dans les allées, quand tu apparais parfois et que tu me souris, et que tu pars, et que tu ne veux pas danser, dans le mystère.