Diégèse  samedi 18 mars 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Levé tôt, je suis retourné sur les lieux de la fête, je suis repassé sur les ponts qui enjambent le canal et qui sont munis d'ascenseurs pour passer les bicyclettes.
J'ai revu des visiteurs échauffés qui s'envoient des messages excités sur les ordinateurs en série et en réseau. 
Je me suis retourné sur des dos, sur des nuques et des démarches, des grains de peau et des odeurs, en attente cependant de toi, qui viendrais sans sourire. Tu me dis que tu te rappelles que nous avons dansé ensemble, sur une piste éclairée et que cette fois-là, malgré ta peur, ton sourire était sincère.
Tu me rappelles le sexe que tu ne donnes pas.
C'est une journée blanche, faite de petits pas et de petites conversations, de petits mots échangés, qui ne se disent pas, qui se posent.
Le soir, j'ai dîné chez toi et j'ai aimé la façon dont tu as préparé la nourriture avant de me laisser dormir, épuisé.
Il y a eu le sentiment de liberté au milieu des gens et je ne peux pas dire pourquoi c'est bien ce paysage de Syrie qui me revient en mémoire, toujours.
La crête de la colline sur des monts légèrement embrumés, le chant d'un oiseau, un arc en ciel au loin sur le ciel noir et je meurs et c'est cette vie là qui se passe
Je ne serai jamais libre de toi.