Diégèse  lundi 13 novembre 2000


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2000

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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Nous allons nous rencontrer au Batofar et revenir ensuite vers Notre-Dame. C'est le programme que tu nous avais préparé car il était certain que la musique ne nous plairait pas, qu'il y aurait trop de monde et trop de fumée et que le temps ne nous dirait rien qui vaille.
Nous nous sommes rencontrés au Batofar, tu parlais déjà avec toute une bande à qui je ne voulais pas être présenté. Tu me regardais souvent, du petit coin de l'œil, pour vérifier que j'étais là, pour me dire, presque, que j'avais tort, qu'il fallait venir parler aussi. Quand je suis parti pour rejoindre seul Notre-Dame, je me suis retourné longtemps pour apercevoir ta silhouette courir et me rattraper. Mais j'ai rejoint seul la vieille citadelle ouvragée avec l'envie de boire et de fumer et de ne plus jamais t'attendre et de ne plus jamais aimer.
Tu auras appelé, sans aucun doute.
C'est avec toi que je suis rentré ce soir, sachant déjà que tu ne m'accompagnerais pas jusqu'à ma chambre, que tu n'irais pas jusqu'à glisser tes bras autour de mon torse, de mon cou, me caressant ensuite la tête et la joue et me disant que non, que tu ne viendrais pas jusqu'ici.
C'est avec toi que je suis rentré ce soir, me disant que tu ne savais rien de mes envies et que tu ne savais donc rien de mes espoirs, et que tu ne savais donc rien de moi, rien, que ce que tu voulais bien mettre parfois de désirs ou de paroles dans des rencontres vides que je ne décrirai pas.
Tu m'écris, tu me décris et dans la fumée du bar qui tangue avec l'alcool, je me dis que tu dois me laisser maintenant vivre ma vie de rêve.