Diégèse  vendredi 17 novembre 2000


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2000




hier  
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Nous étions dans la douceur du soir, dans la douceur, dans la tendresse des mots, dans la tendresse, dans l'idée de partir loin, dans le désir de partir ensemble peut-être, quand tout cela sera terminé, quand nous serons vieux.
Je ne sais plus très bien ce que nous avons vu, de quel spectacle il s'agissait, avec qui, comment, pourquoi.
Je me souviens de notre marche dans une ville glacée qui voulait ce soir-là ressembler à Londres, aux grands froids de la ville, aux grands froids de ma vie.
Quand toute la mer des songes, quand toute la mer, quand je viendrai vers toi, qui ne me reconnaîtras plus, que ce sera le temps de la préparation qu'il faudra venir avec moi, accompagner cela. Que se passera-t-il ? Où seras-tu ?
Je n'entendais plus que mes pleurs et ta voix qui répétait mes anciens mots, ces mots que je te donnais à l'occasion de tes soirs de détresse, à l'occasion, quand tu pleurais toi aussi, dans la douceur des yeux.
Nous étions allés au spectacle, où des performers talentueux livraient leurs parodies au hasard de vrais dés, au vrai hasard et à une esthétique de la répétition.
Il y avait le ciel et la demi lune me regardait quand je revenais vers l'appartement, quand je revenais loin de toi, tendu dans le froid des hivers qui commencent
Il y avait ce soir des impressions de jamais plus et des fleurs qui retombent sur des pleurs. Il n'y avait pas de musique, il n'y avait que toi, et ta voix qui s'éteignait.