Diégèse  samedi 18 novembre 2000


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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Il pleut, toute la journée il pleut. J'écoute des incantations musicales qui m'emmènent loin de toi. Nous étions certainement dans cet état de calme approchant le lendemain des déclarations de guerre. Nous avons déclaré ton absence de ma vie. 
Il a plu, toute la journée, le ciel regardait ma peine, et je me disais que je pleurerais bien, que je le laisserais bien venir en moi, m'emplir de ce ciel grisâtre.
Quand dans la nuit enfin venue je suis sorti dans la ville, les lampadaires même n'étaient que commisération.
Sur le visage, le vent marche et absorbe la transpiration.
Tu sais que je ne suis pas là et je t'imagine marchant dans d'autres villes, à deux pas peut-être, et rire et sourire à cet amour perdu encore.
J'entends ta voix au téléphone et j'ai soudain envie de boire du champagne avec toi. J'entends ta voix si ténue, qui ne tient qu'à quelques ondes qui dorment parfois, et ta voix disparaît presque et je dois tendre l'oreille, appeler, marquer des silences et te demander de répéter.
Quand je suis sorti du métro tout à l'heure, je me suis demandé si tu avais rejoint cette fête, comme tu l'avais souhaité. Je t'imagine dansant dans des bras que je ne peux oublier.
Tes yeux brillent, mais je sais que lorsque ton corps devra oublier le temps pour le plaisir, tu auras mon nom dans ta bouche, tu auras mes soupirs aussi.
Je ne veux plus te voir.