Diégèse  mardi 21 novembre 2000


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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Dès le matin je ne pense qu'à rentrer chez moi, pour lire ces quelques lignes que tu m'auras envoyées sur l'ordinateur. Dans la journée, je pense à ce message et aux réponses éplorées que je pourrai te faire. Mais le soir venu, devant les mots qui perdent leur charme, qui se délitent et qui s'effondrent comme un amour trop longtemps attendu, je ne sais que faire, je ne sais que refuser tes mots, je ne connais plus que la colère.
Il n'y aurait donc pas d'échange amoureux égal, il n'y aurait donc plus de bonheur.
Dans le soir, tout constitué de froid, pour tenir mon cœur à l'écart de sentiments tristes, pour me tenir à l'écart de toutes les tentations d'échauffements nostalgiques, dans le soir, je me remets doucement en mémoire tes promesses.
Je suis parti un peu tard ce matin mais j'attendais un de tes appels, un de ceux qui me dit quand tu as trouvé un tapis dans le souk du Caire ou un objet particulièrement intéressant et pour lequel tu sollicites à distance un avis, que je te dise si je l'imagine, ce que je vois, ce que j'en sais déjà. Ce qui m'étonne c'est que tu me fasses encore confiance après tout ce temps, que tu puisses même penser que je peux mettre je ne sais quel don au profit de tes objets que je ne vois jamais et dont on pourrait bien penser que je me moque.
Dans le soir, je repense à nos conversations et à nos rires qui donnent à rire, je repense à ton sourire qui me donne à pleurer, à ton port de tête et à ta taille. Je me rappelle comme tu montais cette rue à Damas la première fois que j'ai pu te voir.
Tu ne me diras jamais quels souvenirs te viennent près de moi quand tu me parles et quand tu es loin.