Diégèse  vendredi 24 novembre 2000


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2000

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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
C'est le soleil. Il revient, il revient, il revient avec l'Amérique, avec New York qui vient aussi avec ses tours et son soleil sur les tours. Je ne sais pas pourquoi. Le vent froid mais doux encore passe autour de mes yeux et en enlève les cernes. Le vent froid passe dans mes cheveux et leur donne une liberté qu'ils ne connaissaient plus. Ma poitrine est sanglée dans l'exacte température de l'air qui me donne la sensation de liberté que je ne connaissais pas. Ma voix n'est plus enrouée, mes mains rajeunissent. Je ne sais plus vraiment qui je suis, sans nostalgie, sans douleur ni souvenir sans toi à jamais et heureux de ta perte définitive.
Dans la ville retrouvée, il n'y a plus que de l'énergie, il n'y a plus que des rires, il n'y a plus que toi sans toi, que l'amour sans toi, que l'avenir, que la tension de l'avenir.
Je vais à New York. C'est décidé.
J'y vais sans toi. C'est sûr.
Je suis rentré ce soir sous la pluie. Je tiens contre moi le billet d'avion. C'est décidé, je pars à New York. J'y ai pensé toute la journée, j'ai pensé à toi dans cette ville que je voudrais folle, que je voudrais avec toi. J'imagine déjà l'aéroport de Paris et les heures de vol pour arriver si loin. Je n'ignore plus rien de la ville, de toi dans cette ville, de tes marches forcées vers tout ce qui amuse, tout ce qui brille et rend heureux. Tu m'emmèneras vers des lieux dont je ne connais rien encore, tu m'emmèneras loin avec toi dans des vapeurs dures d'alcool et de fumée. Je ne prendrai avec toi que des rues imaginaires, qui conduisent à des spectacles issus droits de ton imagination.
Dans la tour qui m'abrite, dans le verre qui dort près de moi et qui claque au soleil du matin dans la salle de bain qui verse de l'eau chaude et calcaire, je penserai à toi, qui viendras ensuite me rejoindre, me sourire, me dire que l'amour est possible et qu'il suffit de te sourire.
Je pense à toi.