Diégèse  mardi 28 novembre 2000



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2000

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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je ne me rappelais pas qu'il y avait ce cocktail ce soir. Je ne me rappelais pas ce carton d'invitation et si j'avais su qu'il y aurait tous ces ors et ces lustres qui donnent de la lumière jaune et qui donnent de la lumière.
Je ne m'attendais pas à te voir. Qui aurait-pu penser que tu reviennes du Caire pour une seule invitation maussade, de circonstance, comme on en fait plein, comme on en dit plein, comme on dit à ses amis de passer prendre un verre, sans y penser vraiment et qu'on les voit, vaguement ennuyés à la porte du jardin triste.
Nous avons parlé comme longtemps nous n'avions pas parlé. J'ai regardé ta bouche plus que je n'écoutais. J'ai regardé tes mains et je voulais les caresser.
Dans la solitude de la nuit, je ne pensais plus à toi.
J'ai décidé de t'écrire chaque jour. Tu sais que je le peux. Je n'ai pas besoin de t'en faire la démonstration. Il y a longtemps maintenant que depuis le mont isolé, à Alep, devant la ville qui criait sa solitude, nous nous sommes jurés de toujours nous croire.
Je te donnais rendez-vous, sans lieu, sans heure et c'est la seule force de l'attraction amoureuse qui nous réunissait. Comme j'ai aimé, comme je t'aime.
J'ai décidé de t'écrire à cette adresse folle que j'ai notée il y a déjà plusieurs années, sur un carnet que je pourrais perdre, sur un carnet usé, dont tu ne sais plus rien. Dans la solitude des temps qui passent, je te donnerai quelques mots qui viennent, avec un stylo en joue, l'arme qui te défend de l'oubli.
Tu ne sauras jamais si je pense encore à toi.