Diégèse  mardi 24 octobre 2000


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2000

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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
La journée est marquée par le mal de crâne insistant qu'aucun médicament n'aura su arrêter. Sur le front et dans la nuque, comme le souvenir
Il ne fait plus beau. La pluie m'empêche de voir la ville. Je suis allé au musée voir les lions de Babylone, dans les salles où la lumière artificielle protège de la pluie dehors. Assis sur le banc, face aux statues qui ne demandent que le sens que le promeneur leur donne, aidé ou non d'un cartel usé de sueur, je me demande comment tu peux croire encore que je ne t'aime plus.
Je rentre le soir, assuré de ta perte depuis si longtemps que la sagesse voudrait que l'on n'en parle plus, qu'il ne soit plus dit là, que le soir tombe sans toi, que mes bras sont vides et que la lassitude pèse.
Malgré la fatigue de la nuit à éprouver ta blondeur, ta douceur, ce corps que je croyais oublié, que je ne me rappelais plus si tendre, si ami, j'ai passé une journée amusante, active, pleine de vivacité.
Pourtant le soir, c'est le manque d'amour qui revient en liesse, qui me dit que je suis seul et que je me trompe.
Je voulais aller à la piscine, marquer par la nage la volonté de ne pas dire qui et quoi me guette, et le temps.
Tu me parles au téléphone mais déjà, je ne sais plus qui tu es. Je m'imagine mal quels bras tu vas choisir pour tes nuits.
Je ne sais plus pourquoi je ris encore de ces amours déçues, de tous ces mots qui disent la solitude.
Tu te moques et tu joues.