Diégèse  mardi 31 octobre 2000


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2000

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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Le paysage se remet doucement de cet autre coup de vent. Dans la cour, les plantes se relèvent, protégées par les murs, contentes d'avoir été protégées, même si le soleil n'arrive pas toujours jusqu'à elles.
Je ne suis presque pas allé travailler aujourd'hui, marquant la journée de pauses, à aller chercher le vent qui restait dans les rues pour l'emporter un peu avec moi, l'accompagner dans sa fuite, un peu, un peu plus loin.
Je suis allé à la piscine, les voiles de la tente qui recouvre le bassin bougeaient encore beaucoup et les nageurs regardaient parfois inquiets l'énorme toile qui pouvait s'abattre sur eux, mais je n'imaginais aucune catastrophe. Je n'imagine pas, je n'imagine plus, je regarde.
Dans la rue parfois, ton absence revient, mais elle s'épuise à ton absence.
J'ai passé la journée à jouer des sons sur l'ordinateur, à musarder dans l'univers docile de l'internet pour y retrouver des nouveautés, des inattendus. Je suis retourné voir la sculpture d'Othoniel qui fait l'entrée maintenant d'une des bouches de la station de métro du Palais royal. J'ai pris beaucoup de photographies. J'en reprendrai encore. Je suis allé écouter les Delgados au Batofar mais je n'ai pas tenu bien longtemps dans l'air enfumé. Et puis il y a encore du vent. Je me souviens de la première fois, de ma première visite là-bas, quand la chanteuse a commencé par un cri. Qui était-ce ? Avec le jeu des calendriers, je pourrais peut-être le retrouver
Je t'ai parlé au téléphone, tu étais sous la pluie et ta voix se faisait parfois brouiller par le bruit des voitures. Tu me parlais d'ailleurs. Tu es toujours ailleurs.