Diégèse  dimanche 17 septembre 2000


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2000

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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Le soleil est venu tout l'après-midi pour la promenade familiale. Dans les embouteillages qui menaient vers Vincennes, il était frappant de voir combien les femmes s'ennuyaient, les hommes aussi, mais il écoutaient la radio. Les arbres commencent à perdre leurs feuilles, la première fois depuis la tempête, la première fois depuis le grand traumatisme de l'hiver. Je ne sais plus quand la tempête est venue, quel jour. C'était il y a si longtemps.
Tu as téléphoné pour me dire que, ce soir encore, nous ne nous verrons pas. J'ai l'habitude maintenant de cette séparation et je sais bien qu'elle sera définitive. Bientôt. Je le sais déjà, avant toi, après toi, dans la vie douce du dimanche. Je sais que j'aurai aimé.
Nous sommes allés nous promener sur les passerelles qui ont été laissées dans la ville, construites savamment avec des plantes et des fleurs, pour les promeneurs du dimanche dont nous sommes. 
Nous nous arrêtons au manège, avec patience et douceur, les enfants attendent, avec peu d'excitation, peu de pleurs, peu de malheur et on a l'impression qu'ils s'animent juste pour attraper la pelote qu'on leur balance, pour faire plaisir au patron du manège qui s'agite tellement.
Nous sommes rentrés ensuite, pour ouvrir les cadeaux, goûter le plaisir d'être en famille, sans autre enjeu que la célébration, le jeu.
Le soir, tu as fini par appeler, tu as trouvé un prétexte pour ne pas venir, pour ne pas être là. Mais cela finit par me laisser indifférent.