Diégèse  mardi 19 septembre 2000


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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
La surprise de ta présence à la réunion aujourd'hui. Dans le matin presque endormi, je vois ta frimousse, tes yeux qui rient toujours un peu, des fossettes de sourire.
La journée a remplacé le soleil, ta présence a donné le sens du jour, jusqu'au soir.
J'ai fini par aller à l'école près de chez moi pour assister à la remise de prix et de faveurs. J'y étais comme on est dans un songe, sans y croire, sans qu'il y ait vraiment de sens à cette présence.
J'ai revu tous ces gens que je connaissais de loin, de leurs noms psalmodiés qui signifient ton absence, ton retard et ta disparition. Nous nous sommes tués plusieurs fois, et c'est la dernière.
C'est comme si nous nous étions couchés dans le creux du cyberespace sous des frondaisons numériques froides, réfrigérantes, qui ne disaient rien d'autre que l'absence du désir, que l'absence de toi. J'ai déjeuné, je ne sais où, vraiment, dans l'hôtel de Castries, là où certains disent que Stendhal a placé l'hôtel de la Mole, là où jamais la mode ne fut aussi éloignée du goût. Dans l'ancienne bibliothèque qui donnait sur le jardin mouillé, nous avons déjeuné léger, servi par un garçon blond, qui sentait fort, et parlé anglais, comme des gens qui ne pensent pas vraiment ce qu'ils disent.
Le soir, nous devions ne pas nous voir, le sort en avait décidé ainsi. Nous en avons parlé tard et nous en avons parlé encore, avant le sommeil.