Diégèse  samedi 23 septembre 2000


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2000

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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je suis allé chez le coiffeur. Je suis retourné chez le même coiffeur qui, la dernière fois, m'avait fait remarque de mes cheveux blancs et de ma mine pâle et triste.
J'avais rendez vous avec F. et Ch. au café Beaubourg, pour boire des bières, avaient ils dit, en regardant passer. Ch. m'a parlé de Fr, qui a perdu pied, qui a dû prendre des jours de repos et qui ne vit plus depuis que sous médicament. Les médecins, en plus d'une déprime sérieuse, de celles qui font chuchoter, ont décelé un foie malade et très abîmé par les nuits noires d'alcool noir et de danse avec l'inconnu.
Ch. m'a proposé d'aller lui rendre visite et j'ai refusé sachant trop bien que je ne saurai quoi dire. Le soir, j'ai repensé à ces quelques soirs, quand nous avions mis le temps en lamelles.
La journée s'est passée douce dans le temps de la douceur. L'automne reste pour moi syrien, dans la lumière jaune de septembre. Je suis sur mon vélo, à penser que je suis dans la douceur retrouvée, que je suis là, et que le temps passe avec la tendresse mature qui va vers octobre.
Tu n'es pas là et ce n'est pas plus mal. C'est mieux presque, c'est amusant d'être entièrement seul, dans le soir et dans la journée du jour. J'ai reçu ce matin un message de toi qui ne disait rien d'autre que ton existence loin de moi. Et si tu disparaissais entièrement, je ne dirais plus que tu me manquesJe suis sorti tard dans la ville, comme si c'était l'été. Mais je n'avais aucune attente de soleil ni de bruits de désir, rien que chercher quelques couleurs jaunes et les rapporter de moi vers moi, seul encore.