Diégèse  dimanche 24 septembre 2000


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2000




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L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Il pleuvait comme j'aime la pluie, alors je me suis levé tôt et sous l'imperméable, je me suis promené dans le bois. Le bois de Vincennes semble petit quand il fait beau mais sous la pluie, il n'en finit plus, il se donne des airs de campagne ; de grande campagne, pour de vrai.
Je n'avais pas pris de téléphone, pour être certain de ne pas penser que tu ne m'appelles pas.
J'ai ensuite déjeuné en pensant légèrement à toi et je pensais à la neige. Il y a cette chanson : "waiting for you would be like waiting for winter." Je sais bien que j'attends ton hiver, que tu me fais vivre en hiver depuis longtemps, que tu es mon froid et aujourd'hui encore, à la musique qui venait, je me suis arrêté pour pleurer. Tu me fais encore pleurer.
Suivre le canal pour sortir de la ville, par les franges urbaines qui s'effilochent. Je suis parti seul, sans te laisser le choix de venir ou pas, sans même te demander si tu en avais envie. Cela sera comme ça maintenant, dans une solitude choisie et déterminée
En rentrant, je suis allé voir les escaliers dont tu m'avais parlé et j'ai pu reconnaître, comme tu me l'avais prédit, l'harmonie des formes qu'appellent l'aplat. J'ai rêvé un long moment devant les marches en spirales qui me disaient le temps.
En rentrant chez moi, j'ai remarqué que ta porte était ouverte. Un camion de déménagement stationnait, plein jusqu'au plafond des vieilleries dans lesquelles on habite et j'ai imaginé que c'était toi qui déménageais, pour rejoindre Florence, Venise ou Livry-Gargan.