Diégèse  samedi 30 septembre 2000


ce travail est commencé depuis 274 jours et son auteur est en vie depuis 14727 jours (3 x 4909 jours)
2000




hier  
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Le temps de lait tranche sur le vert du canal. Je suis retourné voir cette eau calme, loin de la ville mais proche, avec des chiens et leurs maîtres qui se donnent des impressions de campagne. 
Je ne sais pas comment j'ai reconnu ta démarche et surtout depuis combien de temps j'espérais que tu viennes là où j'étais. Nous avons suivi ensemble plusieurs centaines de mètres du canal douillet. 
Nous avons décidé de boire de l'alcool blanc chez toi. Un peu seulement, pour perdre la tête et oublier le canal mouillé. Nous avons bu et nous nous sommes embrassés, avant que je ne parte dans les rues de la ville désormais étrangère et que je rejoigne l'appartement de solitude sans tristesse.
Tu n'as pas pris le temps de me raconter ta rencontre avec J. Tu me l'avais pourtant promis.
Je n'attendais pas le soleil aujourd'hui et il est pourtant venu. Je suis allé acheter des lunettes de soleil, comme s'il y avait encore le temps de toute cette lumière dont il faudrait se protéger. 
Demain, c'est octobre. Déjà le dixième mois et c'est déjà un des mois de la fin. Mais comme en septembre, on peut de nouveau manger des huîtres. C'est stupide une journée blanche passée encore une fois les yeux dans les étoiles du ciel du lit. Encore une fois dans les yeux de mes yeux, à regarder le plafond avec des lunettes de soleil, comme si, après la sieste, on allait partir à la plage et qu'on était certain, ainsi, de ne pas oublier les lunettes de soleil, comme si c'était une pause, brève, dans le temps des vacances et si je me concentre, je peux presque sentir l'odeur de la crème solaire.