Diégèse  vendredi 25 janvier 2002


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2002

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Je loge a soli 200 metri dalla centralissima Piazza Castello, ubicato in un palazzo settecentesco. Je craignais de devoir supporter une chambre "Liberty", avec ce bleu passé qui excite cette ville âpre pourtant. Je peux y travailler, regardant un vieux square mais à se coucher tard, le jour pèse sur les yeux et le crâne. Il rend les jours flous et met en berne tout désir. Je ne rêvais que de lits sans bras pour m'accueillir. Quels bras?. Je trouve ces lits là dans ce voyage italien qui, déjà, n'en finit pas. La montagne trop proche pèse sur Turin et la ville se vide avec fracas le vendredi soir, dans cette fébrilité que je connais à Grenoble et qui aurait laissé Stendhal seul, repentant. J'avais lu déjà, dans les augures passées que les jours de janvier portent avec eux un maléfice particulier, celui de l'atonie, celui du calme mort pendant lequel rien n'arrive, rien ne vient, rien ne se passe. Je regarde tes yeux dans ce café sale. Je te regarde et je souris et je pense que même ce sourire est volé à l'absence d'amour. Et pourtant la langue italienne chante autour de moi, à peine épaissie par les nuages denses de fumée dont se couvrent certains vieux qui ne peuvent plus fumer que là, expulsés d'hospices tabagiquement corrects.
 



















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