Diégèse  jeudi 2 janvier 2003


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2003

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Il a le visage émacié et le cou si doux dans le pull échancré, les yeux un peu bleuis, distraits d’un peu de sang injecté, et quelques rides de soleil. Le cou si doux et les veines du cou qui rattrapent les rides, une peau un peu jaunie sans sommeil.
Elle a le visage ovale et le cou si doux dans le corsage fleuri, les yeux un peu bleuis, distraits par son cou à lui et par sa peau jaunie de tout leur manque de sommeil.
Et les veines bleutées rattrapent les rides des yeux qui pleurent. Il a le mouvement des hanches, suggestif dans une danse, qui animent les épaules, qui poursuivent le cou, et sa marche s’échine, une légèreté, qui oublie la fatigue des nuits sans sommeil.
Elle a le mouvement des hanches, balancement doux, qui efface les épaules, dévoile la poitrine, au plus près du corsage fleuri, et les veines bleuies du cou, qui oublient les nuits à pleurer. Lisbonne les regarde et ne sait pas que ce matin de dimanche est un matin de séparation et elle lui écrira souvent pour lui décrire ce même matin, jamais certaine qu’ils aient vécu le même jour, dans la même couleur bleue de Lisbonne l'été.

C'est un dimanche de début de siècle, qu'ils célèbrent de toute la dévastation de l'amour et leur corps marque toutes les tempêtes, l'Atlantique les éclaire.
Les veines de leur cou dessinent l'émotion des méandres du Tage, mer de paille toute affriolée.
 















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