Diégèse  mercredi 8 janvier 2003


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Il ne touche plus souvent sa peau mais son amour lui impose pourtant de détester les autres peaux, de ne jamais plus imaginer mêler la sueur à de la sueur, de renvoyer plus loin une caresse, un baiser, cet un peu de soi qu'il pourrait perdre. Et les lèvres sèches, et la peau du cou qui devient fine et les yeux qui se cernent et la tendresse qui joue au souvenir dans les caresses parcheminées.


La ville de Lisbonne ne tombe pas chaque soir dans le Tage, elle en est retenue par les câbles du Grand Électrico qui tendent ses murs contre sa propre passion. Et c’est juste par commodité que l’on y fait passer de l'électricité et que s’y accrochent des tramways qui jouent le long des rues sur les collines lisboètes. Aux carrefours des rues pavées, les câbles dessinent dans le ciel le destin de la ville. Les augures les regardent en biais, pour ne rien laisser paraître de leur peur du temps qui vient des planètes perdues.
Lisbonne attend l'embellie de voyages transatlantiques nouveaux, l'appel de chants qui la feraient danser et la jeunesse se rassemble chaque soir sur les quais et attend en partance des bateaux transatlantiques électroniques qui la transportent un peu plus loin que la Tour de Belem.
 













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