Diégèse  mercredi 25 août 2004


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Les Méditations métaphysiques de Descartes
D'une certaine façon, un commentaire (libre) de Descartes
En effet, encore que je sois d'une nature telle que, aussi longtemps que je perçois quelque chose fort clairement et distinctement, je ne peux pas ne pas croire que c'est vrai, toutefois, parce que je suis aussi d'une nature telle que je ne peux pas continuellement fixer le regard de l'esprit sur une même chose pour la percevoir clairement, et que souvent c'est le souvenir d'un jugement antérieurement formé qui revient, il se peut que, lorsque je ne prête plus attention aux raisons pour lesquelles j'ai porté un tel jugement, d'autres raisons soient avancées qui, si j'étais dans l'ignorance de Dieu, me feraient aisément quitter mon opinion ; et ainsi je n'aurais jamais sur aucune chose une vraie et certaine science, mais seulement des opinions instables et muables. Et pourtant malgré l'immense divertissement des jours, la vie parvient à s'organiser doucement autour de constantes que les variables des humeurs, des accidents et des amours ne parviennent pas à modifier. Il suffirait alors de parvenir à définir ces constantes, à les isoler pour les prendre comme bases axiomatiques  d'un raisonnement sur la pertinence du monde et de la vie. C'est sans doute en partie ce que tente la psychanalyse, mais je ne crois pas qu'elle propose, une fois les constantes isolées, de les prendre comme axiomes d'une théorie de la vie, de sa vie. Elle ne place la vie individuelle que dans le trouble et le chaos de la perversion. En cela, elle ne peut servir à théoriser le monde et peut-elle donc servir à vivre, à revivre ?
Il faut ainsi revenir à un Dieu.
 












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