Diégèse  mercredi 14 avril 2004


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Les Méditations métaphysiques de Descartes
D'une certaine façon, un commentaire (libre) de Descartes
Car lorsque je pense qu'une pierre est une substance, c'est-à-dire est une chose capable par elle-même d'exister, et que pareillement je suis une substance, bien que je conçoive que je suis une chose pensante et non point étendue, tandis que la pierre est une chose étendue et non point pensante, et qu'il y ait par conséquent entre les deux conceptions une très grande différence, elles semblent pourtant, sous le rapport de la substance, avoir de la convenance ; pareillement lorsque je perçois que j'existe à présent et que je me rappelle avoir été aussi auparavant pendant un certain temps, et lorsque j'ai des pensées variées dont je connais le nombre, j'acquiers les idées de durée et de nombre, que je peux ensuite transférer à n'importe quelles autres choses. Quant à Montaigne, on dit qu'il avait la maladie de la pierre.
La pierre n'est pas une chose pensante et je suis une chose pensante qui acquiert ainsi les notions de durée et de nombre et le souvenir, qui parfois fait défaut, me donne la notion de temps ou de temporalité.
J'ai ramassé de petites pierres aux pieds d'un site antique. J'ai rapporté ces petites pierres, non point vestiges archéologiques, juste cailloux de remblai et ce sont pour moi maintenant des vestiges d'un passé reconstruit, comme un passé qui se donne au passé, comme un passé qui se donne au présent, et je sais tout de ces petits cailloux, leur couleur et leur toucher, mais je ne me rappelle pas leur nombre, ni même l'endroit où j'ai bien pu les mettre. Et à cela, il n'y a aucune convenance.
 










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