Diégèse  vendredi 24 décembre 2004



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2004

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Les Méditations métaphysiques de Descartes
D'une certaine façon, un commentaire (libre) de Descartes
Deuxièmement : de ce que j'ai en moi l'idée d'une chose plus parfaite que moi, il ne s'ensuit pas que l'idée elle-même soit plus parfaite que moi, et bien moins encore que ce qui est représenté par cette idée existe. Mais je réponds qu'ici le mot d'idée recouvre une équivoque : car il peut être pris soit matériellement pour l'opération de l'entendement, et en ce sens on ne peut la dire plus parfaite que moi, soit objectivement pour la chose représentée par cette opération, et cette chose, même sans être supposée exister hors de l'entendement, peut cependant être plus parfaite que moi, en raison de son essence. Mais comment, de cela seul qu'il y a en moi l'idée d'une chose plus parfaite que moi, il s'ensuit que cette chose existe effectivement, ce qui suit le montrera amplement. Je ne peux pas concevoir d'idées plus parfaites que moi. En cela, ma prière est toujours imparfaite et je dois me détourner avec force de l'idée même que ma prière puisse un jour être parfaite. C'est sans doute un des sens que le Notre Père, donne au verset : Ne nous soumets pas à la tentation. Cette tentation-là, cette tentation contre l'esprit, serait de tendre à la perfection alors que nous sommes appelés à tendre à la sainteté et que perfection et sainteté n'ont rien à voir. Le Saint n'est pas parfait. Il est saint. Je me rappelle alors mes amis les Cathares qui s'appelaient tour à tour les bonshommes et ils n'étaient alors pas hérétiques ou les Parfaits, et ils l'étaient sans doute alors, sans que jamais, dans la Nouvelle Alliance, l'hérésie puisse entraîner le supplice. Leur supplice est donc un supplice de substitution et nous devons les leur en remercier.
 











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