Diégèse  mardi 3 février 2004


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2004

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Les Méditations métaphysiques de Descartes
D'une certaine façon, un commentaire (libre) de Descartes
Mais, en le délimitant avec précision, qu'est-ce que j'imagine ainsi ? Portons-y notre attention et, une fois écarté ce qui n'appartient pas à la cire, voyons ce qui reste : rien d'autre, bien sûr, que quelque chose d'étendu, de flexible, de muable. Mais flexible, muable, qu'est-ce que cela ? N'est-ce pas ce que j'imagine, à savoir que cette cire peut passer d'une figure ronde à une figure carrée, ou de celle-ci à une figure triangulaire ? Pas du tout ; car je comprends qu'elle est capable d'innombrables changements de ce genre, et pourtant je ne puis, par l'imagination, en parcourir d'innombrables ; par conséquent cette compréhension ne s'accomplit pas par la faculté d'imaginer. La compréhension ne s'établit pas par la faculté d'imaginer. Mais pourtant, Descartes ne dit rien de ce qui est inimaginable. Pas encore. J'ai cru que je pouvais tout imaginer et aujourd'hui, ce n'est pas le réel qui se dérobe, c'est bien cette imagination.  Je connaissais déjà les barrières de la compréhension, celles de l'intelligence, soudain placé face à ce que je ne comprenais pas, malgré de possibles explications. Je croyais pouvoir tout imaginer, et puis rien, que de la couleur, que des couleurs agencées, bien réelles. Descartes avait raison. Qui peut encore inventer une nouvelle couleur ? Qui peut inventer la ville autrement, un sentiment nouveau, un amour
 













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