Diégèse  jeudi 15 janvier 2004


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Les Méditations métaphysiques de Descartes
D'une certaine façon, un commentaire (libre) de Descartes
Qu'est-ce donc, jusqu'à maintenant, que j'ai cru être ? Un homme, sans doute. Mais qu'est-ce qu'un homme ? Vais-je dire un animal raisonnable ?  Non, parce qu'il faudrait après chercher ce que c'est qu'un animal et que raisonnable, et ainsi d'une seule question je tomberais en plusieurs autres et plus difficiles ; et je n'ai plus assez de loisir pour vouloir en gaspiller à ce genre de subtilités. Mais je me rendrai plutôt attentif ici à ce qui, jusqu'à maintenant, se présentait à ma pensée spontanément et tout naturellement, chaque fois que je considérais ce que j'étais. Ce qui se présentait d'abord, c'est bien que j'avais un visage, des mains, des bras, et toute cette machine d'organes telle qu'on l'observe aussi dans un cadavre, que je désignais du nom de corps. Un cadavre. Le mot est juste et de circonstance. Un cadavre n'est plus un animal ni même raisonnable et souvent ceux qui l'entourent sont tout autant dénués de raison.
Mais la question est plus difficile et si Descartes joue au mauvais élève, je peux le faire aussi.
Mais pourquoi chercher ce qui est vrai quand ce qui importe aujourd'hui est de pouvoir adosser la réalité, ce semblant de réalité trompeuse, à la fiction, à d'autres fictions et raconter des histoires, toutes les histoires, pour pouvoir être encore et regarder le monde, lui donner un autre sens que ce que veut le monde, le détourner, gratuitement, au profit de personne, même pas de ce moi qui se moque d'exister. Descartes ne dit rien encore de l'indifférence.
 













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