Diégèse  samedi 15 mai 2004


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Les Méditations métaphysiques de Descartes
D'une certaine façon, un commentaire (libre) de Descartes
Et de celle-ci à son tour on peut demander si elle tient son être de soi-même ou d'une autre chose. Si elle le tient de soi-même, il ressort de ce qui précède qu'elle est précisément Dieu, car, de fait, puisqu'elle a la force d'exister par soi, elle a aussi sans aucun doute la force de posséder en acte toutes les perfections dont elle a en soi l'idée, c'est-à-dire toutes celles que je conçois être en Dieu ; si elle le tient d'une autre chose, de cette autre-là à son tour on demandera de la même façon si elle tient son être de soi-même ou d'une autre chose, jusqu'à ce que finalement on en arrive à une cause ultime, qui sera Dieu. Dans la phrase qui suit celle recopiée ici, Descartes va réfuter de quelques mots l'idée d'une progression infinie, sans pourtant que cela soit bien convaincant. Car le Dieu mathématique qu'il construit doit être pour lui infini et fini, infini dans sa puissance et fini dans sa substance et dans sa capacité à être cerné par la pensée mortelle de l'homme. 
Je vais de nouveau me fâcher avec Descartes l'escamoteur. Je regarde la ville qui pourrait s'endormir d'été, je sens le vent qui ondule derrière moi, derrière mon dos, et je ne sais plus rien de Descartes ni de son Dieu alors même que je pourrais appeler une parabole des Évangiles.
 














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