Diégèse  vendredi 29 octobre 2004



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Les Méditations métaphysiques de Descartes
D'une certaine façon, un commentaire (libre) de Descartes
Ainsi, que tout espace dans lequel il ne se trouve absolument rien qui excite mes sens soit vide ; que dans un corps chaud, par exemple, il y ait quelque chose de tout à fait semblable à l'idée de chaleur qui est en moi ; que dans un corps blanc ou vert, il y ait la même couleur blanche ou verte que je sens ; dans un corps amer ou doux, la même saveur, et ainsi du reste ; que les astres, les tours, et tous les autres corps éloignés qu'on voudra, aient la même grandeur et la même figure qu'ils présentent à mes sens, et autres choses de ce genre. La sensualité du texte de Descartes en occulte aujourd'hui la compréhension. Mais, qu'est-ce que comprendre ? Si je suis tout aussi bien une chose qui pense qu'une chose qui ressent, ce que je ressens du texte de Descartes, de la présence du verbe "exciter", de cette évocation d'un corps amer ou doux et de la chaleur qui est en moi, a exactement la même valeur que ce que je comprends du texte, raisonnable, raisonnant, raisonneur. C'est sans doute une des leçons de la psychanalyse que je retiens. En cela, la seule foi qui peut fonctionner après Freud, c'est le christianisme, par l'incarnation du verbe.
 












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