Diégèse  dimanche 26 septembre 2004



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Les Méditations métaphysiques de Descartes
D'une certaine façon, un commentaire (libre) de Descartes
Mais pourquoi de ce je ne sais quel sentiment de douleur suit une certaine tristesse de l'esprit, et du sentiment de plaisir une certaine joie, pourquoi ce je ne sais quel tiraillement de l'estomac que j'appelle faim me pousse à prendre un aliment, et la sécheresse de la gorge une boisson, et ainsi du reste, je n'en voyais vraiment aucune raison sinon que tel est l'enseignement de la nature ; il n'y a en effet absolument aucune affinité (du moins que mon entendement reconnaisse) entre ce tiraillement et la volonté de prendre un aliment, ou entre le sentiment de la chose qui apporte de la douleur et la pensée de tristesse née de ce sentiment. Ce mystère de la psychosomatique est aussi grand que celui du langage et si Descartes accorde à ce qu'il nomme "enseignement de la nature" un pouvoir d'articulation entre les sens et la raison, la pensée, il doit pouvoir également accorder ce même pouvoir d'articulation entre les mots et les idées. Il y a donc alors au moins trois domaines à articuler ensemble : les sens, la raison et le langage dans une psychosomatolinguistique. Le mystère de cette psychosomatolinguistique s'avère quotidiennement en nous par le symptôme, le lapsus et le rêve. En racontant mon rêve, je somatise ou je désomatise.
Pourquoi Descartes oublie-t-il le langage ?
 









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