Diégèse  mardi premier août 2006


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2006

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hier  
L'atelier du texte demain




avant le texte
le texte
après le texte
Une chanson ! Une chanson ! C'est un peu comme on chante, c'est un peu comme on crie à la fin des repas de famille, dans certaines familles, après certains repas, certains banquets, en certaines occasions. C'est un peu comme cela, l'auteur qui demande aux personnages une chanson, qui demande à des personnages qui ne savent pas chanter de chanter une chanson qu'il ne sait pas écrire. Gustav : bon, je veux bien chanter, je veux bien chanter une chanson, puisque vous le demandez.

Mathieu : nous le demandons. Il faut que cela avance.

Gustav : alors il faut m'écrire une chanson. Je ne sais rien sans texte. Je ne suis rien sans texte.


Mathieu : nous pouvons écrire une chanson et te la donner. Nous pouvons la fabriquer avec rien, avec presque rien, avec deux ou trois paysages qui s'évanouissent, un visage qu'on se rappelle ou non, de la tendresse, un rang de tendresse qu'il faudrait tenir, avec presque rien, ta chanson.


Noëmie : et il faudra prendre garde aux autres chansons, déjà écrites, déjà entendues, déjà chantées, qui vont venir se presser pour pousser, pour éviter, pour évincer la petite chanson qui n'est pas encore écrite, pas encore entendue, pas encore chantée.
Et je sais pourtant qu'ils ne vont pas chanter puisque l'auteur, et je suis l'auteur, ne va pas écrire de chanson, ne va pas leur écrire de chanson, puisqu'il ne sait pas écrire de chansons, puisqu'il ne sait pas écrire de chansons pour ses personnages, pour des personnages...




2005 2004 2003 2002 2001 2000




Les droits individuels. J'ai déjà amplement démontré que tout ce que je connais clairement est vrai. L'instant du contact en temps universel. Deux ou trois paysages qui s'évanouissent. Tenir un rang de tendresse. Je me rappelle à peine ton visage.