Diégèse  mercredi 9 août 2006


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2006

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Il n'y a pas de problème de production, il n'y a pas de problème de coût de production et les didascalies, les didascalies magiques peuvent faire apparaître tout ce que veulent les personnages, tout ce qu'ils voudraient, tout ce qu'ils peuvent vouloir, tout ce qu'ils peuvent bien vouloir. Car le problème des personnages réside bien dans la volonté de vouloir, dans la possible volonté de vouloir et non dans ce qu'ils veulent, dans ce qu'ils pourraient vouloir. Noëmie : alors je fais venir la mer et même l'océan et je fais venir l'océan tout entier et le bruit de l'océan et tout le bruit, l'entièreté du bruit océanique, le bruit additionné de toutes les vagues sur toutes les côtes et sur toutes les coques aussi des navires au port et des navires en mer. Tout cela.

Gustav : et tu le donnes à qui ? 

Noëmie : je ne le donne pas. C'est donné.
Il n'y a pas de problème de coût de production mais ce n'est pas le coût de la production qui va faire le texte et qui va produire le sens. Le coût de la production ne produit que des chiffres. Si Noëmie fait venir l'océan tout entier, ce qui n'est à l'évidence qu'une rodomontade, si elle le fait venir, elle ne fait venir que des mots, que des phrases, que des bouts de phrases et il ne se passe rien. Il se passe comme une idée de vacances violentes. 
Mais pourtant, il n'y a plus aucune nostalgie.
 








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On nous met ce pays à feu et à sang. Il en va de même de mes tendresses et de mes caresses. Le ciel en camisole. Un repos, l'esquisse de l'immobilité. Les larmes qui viennent et ce bruit incessant. Mesurer la marée qui descend.