Diégèse  samedi 12 août 2006


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2006

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C'est le dernier jour de la séquence, c'est le jour où il faut écrire la fin de la séquence et je n'ai pas vraiment idée de ce qui s'est passé, de ce qui s'est dit et je ne peux même pas dire comme Monsieur Pinter : voilà ce qu'ils ont fait, voilà ce qu'ils ont dit. Je me rappelle que dans la séquence précédente, ils tournaient autour d'une chanson à écrire, d'une chanson à chanter, mais dans celle-ci... Dans celle-ci, il y a la mer, il y a le bruit de la mer, le bruit incessant. Le bruit incessant de la mer est la métaphore de la répétition. Gustav : je ne tente rien, je suis donné. Je peux être une comparaison, je ne serai pas une métaphore, je ne suis pas, je ne suis jamais un personnage métaphorique. J'écoute les mots que je répète, que je vais répéter. J'écoute ces mots comme on écoute le bruit de la mer, le bruit incessant, mais ce n'est pas le bruit de la mer, c'est juste une ressemblance, c'est juste une comparaison.

Mathieu : mais moi je veux bien être une métaphore, je suis le personnage métaphorique qui représente au choix le père, la mort, la vie, l'amour ou n'importe quoi d'autre.

Noëmie : vous êtes des simulateurs. Vous ne parlez pas vraiment.

C'est ainsi que se termine cette séquence. Je ne sais pas si c'est représentatif d'une fin de séquence, représentatif des fins des séquences de ce travail de cette année, mais c'est ainsi que cela se termine, que cette séquence se termine et cela aussi est donné, est vraiment donné et cela non plus n'est pas métaphorique, ne peut pas être métaphorique.

Les personnages ne peuvent jamais parler vraiment puisque ce sont des personnages.

 







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La nécessité d'être encore davantage contemporain. La nécessité de la chose même me détermine à le penser. Regarder en arrière. J'écoute ces mots que je vais te répéter. Le soir, je me tourne de ma chambre vers le ciel noir. Je vais oublier, encore.