Diégèse  mardi 15 août 2006


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2006

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Est-ce qu'il faut que j'aime les personnages ? Est-ce que je dois les aimer ? Il ne me semble pas que ce soit une condition pour pouvoir les inventer et pour pouvoir les suivre dans cette invention. Je peux ne pas les aimer. Je peux imaginer des salauds, des personnages sales, des personnages qui font des saletés et ne pas les aimer, et ne pas vraiment les aimer.

Je ne peux cependant jouer l'indifférence.
Noëmie : Gustav frappe Mathieu violemment. Pendant quelques instants Mathieu regarde Gustav, comme incrédule. Il semble qu'il y ait aussi de la douleur, de la peine dans son regard, de l'étonnement dans son regard et aussi un peu de colère, de cette colère qui fait partir ou qui fait riposter.
 
Mathieu : tu es didascalienne, tu ne commentes pas un match de boxe.

Noëmie : ne me mêlez pas à vos histoires. Je ne fais pas partie de la pièce.
Mais je ne peux pas savoir et donc personne ne peut savoir si Gustav a vraiment frappé Mathieu. Mais cette phrase même n'a aucun sens puisqu'il ne s'est rien passé sinon la construction idéale, la construction par l'idéation d'un coup porté par un personnage sur un autre personnage, le coup d'un personnage qui, dans la tête d'un lecteur, la tète d'une lectrice, ne ressemble à aucun autre personnage, ne ressemble à personne et peut-être même ne ressemble à rien.
 








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Pas envie de commenter. Aimez-vous les uns les autres. Comme un mobile. Sans rien à dire. Comme un rêve de soda. J'ai regardé longtemps les roues sur le ciel gris.