Diégèse  mercredi 16 août 2006


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2006

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Gustav a-t-il frappé Mathieu ? Mathieu a-t-il été frappé par Gustav ? Au delà de l'exercice grammatical, l'exercice de la passivation, la scène apparaît dans l'espace diégétique comme un rêve de la nuit, de la nuit dernière, rassemble ses morceaux dans une journée qui commence. Est-ce que Mathieu pourrait riposter et quelle serait sa riposte ? Et c'est à se demander ce qui fait ce froid-là. Mathieu : tu ne m'as pas vraiment frappé car ce n'est pas possible et cette impossibilité est prévue, est inscrite dans le contrat, dans le contrat que nous avons passé qui dit qu'il ne peut être exercé sur moi, dans l'exercice de mes fonctions d'ami tarifé aucune violence physique d'aucune sorte sous peine de rupture immédiate du contrat avec versement de dommages et intérêts. Tu ne voudrais pas cela n'est-ce pas ?

Noëmie : cependant mon contrat stipule que seule une raison irréfutable, irrémédiable peut autoriser les personnages à échapper aux didascalies que je prononce.


Mathieu : c'est une raison, ce contrat, ce contrat de fiction d'une année.


Noëmie : peut-être.


Mathieu : et si je te frappe ?
C'est aussi sans doute une façon de faire, une façon de faire en sorte qu'il se passe quelque chose, qu'il se passe enfin quelque chose que de déclencher des coups, de provoquer un peu de violence, dans des proportions acceptables, encore acceptables. 
Mais la diégèse se rebelle car la fiction est fiction et la violence de la fiction est fictive et quand elle est interdite par contrat, il n'y a pas de violence, il ne peut y avoir de violence. 
Il ne pourrait y avoir de violence que de violence symbolique et il y a cette violence en germe dans le texte, dans ce texte, dans ce futur texte.




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Une mémoire soudain éclaircie qui zoome à l'infini. Je ne peux même pas le feindre. Durable. Il y a un monde infini qui cause et qui me donne des mots. Et c'est à se demander ce qui fait ce froid-là. Un sourire qui vient et qui va, qui peut lacérer.