Diégèse  jeudi 17 août 2006


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2006

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Je crois me rappeler que les personnages ont opposé le contrat à la violence, ce qui est une façon d'opposer le droit, le droit juridique, le droit du contrat à la violence, à la violence physique. Que pourrait-on opposer d'autre, opposer de différent à la violence, à l'irruption de la violence. On pourrait opposer la parole et l'on pourrait aussi opposer le geste, on pourrait opposer un geste qui serait alors défini comme un geste de paix. On pourrait opposer la solitude. Noëmie : si tu me frappes, je porte plainte. Nous ne sommes, toi et moi, liés par aucun contrat, par aucun contrat d'aucune sorte et nos contrats respectifs passés avec Gustav ne disent rien, ne disent vraiment rien des relations ou de l'absence de relations que nous devons avoir. Nous sommes donc sous le joug de la loi, de la loi commune, de la loi des tribunaux... Coups et blessures.

Mathieu : je ne te frapperai pas, je ne te frapperai évidemment pas. Cela ne ferait en rien avancer l'histoire puisque tu ne fais pas partie de l'histoire, tu ne joues pas dans la pièce.


Noëmie : il y a aussi le harcèlement moral.


Mathieu : il n'y a aucun lien contractuel entre nous.
Il me semble que je me souviens de cette scène, de cette passe, comme d'une scène déjà écrite, comme d'une passe déjà jouée. Je crois me souvenir de cela, de la froideur qui s'installe entre les personnages, de la distance plus grande encore, de la distance plus "lointaine" qui prend toute la place du texte. Et je sais désormais que le texte avance, je le sais comme je sais aussi que l'été se termine.
 





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L'oubli des catastrophes fait dans nos cœurs concurrence à l'oubli. Il y a une grande différence entre les fausses suppositions et les idées vraies. Et revoir Lisbonne. Avec un peu de soleil, je pourrais revoir les façades. La pure idée de solitude toujours recommencée. Une façon secrète de me venger de toi.