Diégèse  dimanche 20 août 2006


ce travail est commencé depuis 2424 jours et son auteur est en vie depuis 16877 jours (7 x 2411 jours)
2006

ce qui représente 14,3627% de la vie de l'auteur

hier  
L'atelier du texte demain

Séquence 33

avant le texte
le texteaprès le texte
C'est une nouvelle séquence et les matériels des années précédentes proposent d'écrire une séquence qui aborde, qui longe, qui évoque, qui frôle la question du temps qui passe sur la vie et qui provoque ce que l'on nomme vieillesse, vieillerie parfois. Mais qui des trois personnages pourrait être enclin à rêver à la vieillesse. Nous savons que Gustav n'a pas plus d'une trentaine d'années. Noëmie a moins d'une trentaine d'années. Mathieu est le plus âgé mais son âge ne doit pas excéder cinquante ans. Mathieu n'a pas encore cinquante ans. Ce sera donc Gustav qui lancera le sujet comme on lance un sujet dans une émission de radio ou de télévision. Gustav : comment est-ce de se sentir vieux ? Est-ce que c'est soudain ? Est-ce qu'on commence à parler tout seul en remuant les lèvres, en ressassant une vieille rêverie et c'est cette vieille rêverie qui rend vieux, qui fait devenir vieux ? Est-ce que c'est chronique ? Est-ce que c'est accidentel ?

Mathieu : je n'en sais rien. J'ai su, un temps, un temps donné, un temps encore donné, par le passé. J'avais travaillé cette question. J'avais travaillé ce sujet. J'ai arrêté depuis. J'ai accompagné jusqu'à la mort des clients très âgés. Je n'ai jamais rien appris de la vieillesse.
Je crois que le thème va convenir. Je crois que le thème va convenir parfaitement. C'est l'été qui devient vieux à la fin du mois d'août et c'est pour cela que les matériels des années précédentes, issus des années précédentes proposent la vieillesse, proposent la vieillerie, proposent de lâcher les idées de vacances, proposent même de lâcher l'idée d'été, l'idée de ne rien faire d'autre que de passer des vacances. Ce sont les vacances qui rendent vieux.
 







2005 2004 2003 2002 2001 2000




Ou alors je ferai autre chose. D'autres au contraire ne se découvrent qu'à ceux qui regardent de plus près. Comme un trou noir. Le boitillement des vieux et des bébés. Comme un ciel de traîne. Ce bout de vieillerie qui fait remuer les lèvres, seul.