Diégèse  mardi 22 août 2006


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Je ne voudrais pas que les personnages cèdent à leur habitude, je ne voudrais pas qu'ils fassent diversion, qu'ils se détournent, qu'ils passent à autre chose. Ils ont commencé à évoquer la vieillesse, ils doivent continuer. Et pourtant je sais bien que ces phrases marquent la dénégation et qu'il y a forte chance que les personnages se détournent, que les personnages fassent diversion, qu'ils passent à autre chose. Ils doivent comme moi, ils doivent bien comme je le dois, nous devons bien tromper l'ennui, cet ennui de la vieillesse. Gustav : il faudrait donc échapper à la géographie. Elle a trop été utilisée, c'est un auxiliaire éprouvé de la littérature, de la mise en texte, de la métaphore, de l'odieuse métaphore.

Mathieu : pourquoi "odieuse" métaphore ?


Gustav : la métaphore est épuisée.


Mathieu : cela ne suffit pas à la rendre odieuse.


Noëmie : c'est ce que l'on apprend. C'est aussi ce que l'on n'apprend pas.
Ainsi les personnages ont accepté de ne pas s'échapper, de rester sur le sujet, sur le lieu du sujet, sur le lieu de la représentation et d'une certaine façon sur le lieu de l'esthétique, d'une interrogation sur l'esthétique, sur une autre esthétique qui ferait autrement, qui ferait d'une autre façon, qui n'utiliserait pas la métaphore. Car on peut bien partager le mot de Gustav et penser et puis écrire que la métaphore est odieuse.
 







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La géographie est un auxiliaire de recul commode, éprouvé, facilité, mis en texte, mis en texte de littérature, mis en littérature. Il n'y a rien que je connaîtrais avant lui ni plus facilement que lui. Faire signe. Le décor, triste, épuisé. Les rencontres qui ne se font pas. Écouter de la musique country et goûter notre irréalité.