Diégèse  samedi 8 avril 2006


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2006

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Il y a une question qui vient, une question que les personnages vont se poser, nécessairement se poser, la question du temps. Les personnages vont se poser la question du temps. Ils l'ont déjà posée. Ça va durer combien de temps. Ça va durer un an. Possiblement, ça va durer un an. Ça ne va pas durer plus d'un an. Mais pour les personnages, ça dure combien de temps ? Ça dure combien de temps, le temps de la diégèse et le temps diégétique ? Personne ne le sait pour l'instant et les personnages n'ont aucun moyen de le savoir, je crois. Et je n'ai aucun moyen de le savoir. Ça, c'est autre chose, combien ça dure. Noëmie : Non, ce n'est pas toujours comme ça. Ce n'est pas amusant. Ce n'est pas la question. Amusant s'oppose à quoi ? Amusant s'opposerait à quoi, à quel mot, à quel état traduit par quel mot ? Non, ce n'est pas toujours comme ça, ce n'est pas toujours comme ça le temps passé, le temps passé ensemble, le temps ensemble.

Gustav : et ça fait combien de temps


Mathieu : nécessairement moins longtemps que le contrat.


Gustav : il n'y a pas moyen, il n'y a aucun moyen de le savoir. Il n'y a aucun moyen de savoir combien de temps


Noëmie : il y a un moyen, un moyen banal, un moyen qui n'est pas un moyen, un moyen qui est un artifice. On pourrait leur demander. Ils répondraient sans doute. Ils sont aimables. Ils pourraient même dire que ça fait trop longtemps. Mais on ne leur demande rien.


Gustav : parce que tu crois qu'il y a des spectateurs... Parce que tu crois que nous sommes sur scène, que nous sommes dans un spectacle. 


Noëmie : qui t'a parlé de spectateurs ?
Il serait alors possible d'interroger ainsi tous les sens et toutes les idées, les concepts, les concepts de base, les concepts à la base, le temps, le temps de ceci ou de cela, le temps et comme Descartes, René Descartes, le chaud et le froid et l'absence de chaud et l'absence de froid et la présence et l'absence et l'amour et l'absence d'amour. Et l'on pourrait interroger des spectateurs. Et l'amour ? Et la passion ? Mais tout peut s'arrêter si vite que l'on ne posera pas de question.





2005 2004 2003 2002 2001 2000




La ville éjecte des mots. Et la chaleur, c'est tout bonnement le froid. Détricotage immense de temps que l'on voudrait révolus. Et la journée passe encore, sans souvenir autre que le bruit de petites conversations. La grande ville exténuée par les gaz, que je regarde doucement, comme si je la connaissais. Je t'aurais montré ma statuette préférée, misérable.