Diégèse  jeudi 27 avril 2006


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2006

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On va vers l'été, on retourne vers l'été et les outils des années précédentes indiquent clairement, assez clairement, que les souffrances du printemps, que les émois du printemps sont terminés et qu'il faut déjà, avec plus de deux mois d'avance, dans le réchauffement des temps, dans le réchauffement des jours, préparer l'été, qui est une autre saison, qui se comporte différemment, qui se comporte autrement, qui provoque d'autres comportements. Mathieu : il n'y a pas de problème. Nous n'avons pas de problème. Moi, je n'ai pas de problème. J'ai un contrat d'un an. je suis là pour un an, par contrat, passé avec toi et tu m'as amené là et je n'en fais pas un drame, je n'en fais pas une histoire, il n'y a aucune raison qu'il y ait un autre début ni une autre fin que la date de signature du contrat et que sa date d'échéance. Il faut te calmer, il faut perdre les vieilles habitudes narratives. Nous sommes trois, et l'on pourrait même dire que nous sommes trois ici depuis dix-sept semaines et que cela pourrait tourner au drame. Mais il ne se passera rien. Il n'y a aucune raison qu'il se passe quelque chose. Pauvres personnages. Dès qu'ils lèvent un peu la tête, dès qu'ils lèvent un peu le nez, c'est pour vérifier qu'il ne vont pas rester là, qu'il va se passer quelque chose. Mais les deux propositions sont différentes. Il peut se passer quelque chose et qu'ils restent là. Il peut ne rien se passer et pourtant qu'ils ne restent pas là.
Il y a cette rue de Marseille qui descend vers le musée d'art contemporain.
Les personnages peuvent prendre cette rue-là. Pourtant, il ne se passe rien et il ne se passera rien, rien qu'un peu de soleil, un jour, dans le souvenir, à Marseille, dans cette rue, et le bonheur.





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Dans la totalité de soi, dans la totalité du monde. J'ai accès et je n'ai pas accès à cette idée d'amour infini. La blondeur ou ta blondeur ? Je reviens sans joie dans un pays sans joie. Je sais à peine qui tu es. Ta blondeur dévoyée.