Diégèse  dimanche 31 décembre 2006



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2006

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Je n'arrive pas vraiment à croire que c'est le dernier jour pour les personnages. Je ne peux pas vraiment croire que leur ticket ne vaut plus rien d'ici demain. Ils ont ainsi dit tout ce qu'ils avaient à dire, tout ce qu'ils pouvaient dire. Ils existent et ils n'existent pas. Ce sont des personnages. Ce ne sont pas des amis. Je ne les aime pas particulièrement. C'est leur dernier jour et cela laisse le monde assez indifférent. C'est leur dernier jour et cela doit me laisser assez indifférent. Mathieu : je ne sais pas si c'est le matin. Je ne sais rien de ce qui s'appellerait "toute la vie". Mais je sais que c'est fini.
Gustav : il va falloir que vous partiez. Il faut que vous partiez.
Noëmie : mais toi aussi tu pars, Gustav. C'est fini pour toi aussi.
Mathieu : nous ne saluerons pas. Nous ne dirons pas au revoir. Il n'y aura pas d'applaudissements.
Noëmie : c'est trop tard pour les applaudissements.
Mathieu : mais qui aura le dernier mot ?
Gustav : partez.
Il y a presque un sentiment de soulagement à ce que ce soit fini. Et il y a aussi un sentiment de lassitude, parce qu'il va falloir relire et tenter de comprendre, et tenter de distinguer ce qui peut faire texte, ce qui pourrait faire un texte, ce qui donne du sens, ce qui cache du sens. Car il doit bien y avoir un peu de sens qui se cache dans tous ces mots de toute une année. Et demain ? Et demain, sans Mathieu, sans Gustav, et sans Noëmie. Ou demain avec eux encore. Demain encore avec eux. Ils restent.
 




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Les politiques culturelles de délabrement. C'est pourquoi je prie instamment les lecteurs de ne pas porter de jugements. Je vois si manifestement qu'on ne peut jamais distinguer par des marques certaines la veille d'avec le sommeil que j'en suis stupéfait. Je regarde la douceur des temps comme un rien qui ne dit rien. L'année finit sans nostalgie. Tu n'existes pas, presque pas, dans ton absence obstinée.