Diégèse  jeudi 2 février 2006


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2006

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Te souviens-tu Stanislas ? C'est curieux, c'est curieux, c'est curieux, cette phrase qui me vient dans la tête, moi qui ne connais pas de Stanislas. Ce pourrait être la place de Nancy. Cest peut-être et c'est plus probable une chanson de Sylvie Vartan. Mais c'est peut-être une chanson de Marie Laforêt. Ivan, Boris, Dimitri, Sacha et moi. Mais il n'y avait pas de Stanislas. Alors je ne sais pas d'où vient le prénom Stanislas, maintenant, dans la tête.
Est-ce que l'un des deux personnages s'appellerait Stanislas ? Est-ce qu'il s'appellerait vraiment Stanislas ? Je peux essayer. je peux essayer de prendre, d'adopter le prénom Stanislas pour l'un des deux personnages, pour l'un des deux personnages masculins. Mais alors, ce Stanislas, c'est A. A. s'appelle Stanislas. Te souviens-tu Stanislas ?
Stanislas : Tu te souviens ? Tu peux te souvenir ? Tu pourrais te souvenir de mon prénom ? Par exemple, mon prénom ? Tu ne pourrais pas faire semblant. C'est un choix ouvert, mais c'est un choix fermé. Il n'y a qu'une bonne réponse, une seule. Je saurai si tu fais semblant. 

B. : Te souviens-tu Stanislas ?

Stanislas : Tu es certain ? 

B. : Tu sais ce que j'en pense. Tu peux imaginer ce que j'en pense. Tu peux croire, tu peux croire un instant, tu peux croire plus longtemps et presqu'aussi longtemps que tu le souhaites, que tu t'appelles Stanislas, comme une place, comme un roi venu de Pologne, comme une chanson de variété, comme une pauvre chanson. Tu peux t'appeler Stanislas. Je peux t'appeler Stanislas. Je vais t'appeler Stanislas.

Stanislas : Et toi, comment est-ce que tu t'appelles ?

B. : Te souviens-tu Stanislas ?

Stanislas :  Tu as raison.

B. : Te souviens-tu Stanislas ?

Stanislas :  Tu as raison. Tu peux arrêter de m'appeler. Tu dois arrêter. Je peux aussi éteindre le téléviseur.

B. : Te souviens-tu Stanislas ?

Stanislas :  Te souviens-tu Stanislas ?

B. : Oui.
C'est ennuyeux s'il est confirmé que A. se nomme, se prénomme Stanislas. Ce n'est pas un prénom qui se porte facilement. C'est un prénom qui est long, qui est long à écrire. Mais c'est aussi un prénom qui sur le clavier, le clavier de l'ordinateur, a un rythme, a un rythme particulier, a un drôle de rythme, un drôle de rythme particulier avec le "s" qui revient trois fois et qui joue la dyslexie, qui embrouille les autres lettres qui dès lors ont tendance, ont vraiment tendance à vouloir venir dans le désordre, dans le désordre des lettres du clavier. AZERTY... Peut-être que B. s'appelle Azerty.
Sans doute non. Il n'est pas certain que Stanislas ne soit pas désormais ridicule. Azerty, c'est un vieux prénom. Ce n'est pas à la mode. Non, c'est impossible. B. ne s'appelle pas Azerty.




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Ne dire rien que la chronicité du monde. L'infini sentiment de solitude. Les yeux fermés, le même paysage. Le nom de la ville comme une défaite. Comme un souvenir que tu m'aurais donné tronqué. Mais je me souviens de ton corps.