Diégèse  dimanche premier janvier 2006


ce travail est commencé depuis 2193 jours et son auteur est en vie depuis 16646 jours (2 x 7 x 29 x 41 jours)
2006

ce qui représente 13,1743% de la vie de l'auteur

hier
L'atelier du texte demain




avant le texte
le texte après le texte
Comment commencer un texte ? Qu'est-ce qui fait commencer le texte ? Comment atteindre l'équilibre entre ce que je possède, de mots, d'images, de réminiscences, de souvenirs, de culture personnelle ou générale, particulière ou partagée ? Comment trouver l'équilibre qui va permettre d'asseoir un nouveau texte, un texte original, original au sens qui est donné au mot original par le droit d'auteur, cette acception restreinte de l'originalité ?
Dans cet atelier, l'atelier du texte, je peux prendre des outils et de la matière, les matériaux acquis les années précédentes. Reste à définir ce qui est "matériaux" et ce qui est outil.
Si je lis à rebours les textes des années précédentes, je peux en déduire que la pauvreté pauvre de l'homme se fige dans la question ressassée du rapport entre la réalité et la fiction, entre le réel et sa représentation, le rapport qui se joue de façon dramatique, qui fait drame, dans la relation amoureuse, le corps de l'autre et son abandon, cette obsession qui ne cède pas.
Lourd. Commencer un texte sur cette base est trop lourd. Le présupposé culturel du texte va écraser le texte qui ne viendra donc pas. C'est pourquoi je fais appel à la "méthode" de Monsieur Harold Pinter. Je dois laisser venir, juste venir un personnage, au moins un personnage, sans nom, sans fonction, sans ressort dramatique, sans aucun ressort, le laisser venir et s'imposer. Il n'est pas nécessaire qu'il vienne en ce premier jour du texte.
Dire ou écrire "Je commence un texte" n'a aucun sens, n'a aucun sens en dehors du texte lui-même. Je me rappelle ce livre aperçu dans la vitrine d'une librairie ésotérique de Lisbonne, un livre en français : "Je réalise un acte poétique". Qui peut s'assurer de cette performance ?
Je commence un texte.




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Cette pauvreté pauvre de l'homme. Descartes pose la question du rapport entre le réel et sa représentation, comme une introduction à une histoire philosophique de l'art.
Cet abandon nocif. Cette répétition qu'il faudrait interdire. Des images de corps avec l'obsession de ce qui ne cède pas.