Diégèse  jeudi 5 janvier 2006


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2006

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Immobilité et silence, est-ce que cela suffit à définir une attente ? Des jardins sombres ne sont pas nécessairement mystérieux. Qu'est-ce qui va construire l'imaginaire ? Qu'est-ce qui va enfin rejoindre un peu d'enfance ?
Immobilité et silence. Manque ou attente. Jardins sombres
Je m'éloigne de la torture.
Le personnage n'est pas un tortionnaire. Le personnage n'est pas soumis à la torture.
L'homme assis devant la lumière du poste de télévision devient de plus en plus net, de plus en plus clair. Mais il ne doit pas s'éclaircir trop vite, au risque de devenir une image publicitaire, au risque de devenir une image. L'éclairage de la scène est complexe mais pauvre. Le personnage devient plus clair mais il résiste à cette clarté. Il a peur de parler. Il a peur de la didascalie. Il a peur de la voix off. Il a peur de sa voix. Il a peur de la musique, il a peur des musiques de film. 
Ainsi, ce qui guette le personnage, c'est tout à la fois le théâtre, le cinéma, la publicité, le clip de chanson. Qui craint cela ? Personne, c'est juste que ça craint.
La lumière du téléviseur vacille, hésite, revient et prend le rythme, prend visiblement le rythme d'une narration, prend le rythme d'un film, le rythme d'un film qui passe à la télévision. 
La lumière, mais pas le son, mais sans le son. L'homme regarde la télévision, visiblement regarde la télévision, calmement, sans passion visible, mais il n'écoute pas la télévision puisque l'on n'entend ni musique ni paroles.
Soudain, irruption du son, à la fois de la musique et des paroles, un son fort, trop fort, qui sature les hauts parleurs du téléviseur. Le son décroît puis s'éteint. L'homme n'a pas bougé.
Cependant, puisqu'il s'agit d'un personnage, comment être certain que le personnage n'écoute pas la télévision, n'entend pas le son de la télévision ?
L'espace de narration peut-être cet espace sourd, cet espace muet.
Le personnage, lui, peut tout aussi bien regarder et écouter la télévision sans qu'aucun son ne parvienne au texte, jusqu'au texte.
Aucun son ne parvient jusqu'au texte.
 




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La torture. L'image fait diversion. L'enfance est contiguë au voyage. Des jardins sombres. Le manque ou l'attente. La musique.