Diégèse  vendredi 6 janvier 2006


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2006

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avant le texte
le texteaprès le texte
La description. Il me fallait des outils de description. Je n'ai pas d'outils de description. Sans outils de description, d'outils de description adaptés, pour décrire, pour décrire bien, pour décrire bien le personnage, le personnage assis, devant le téléviseur, pour décrire la scène tout entière, sans outils, sans ces outils, le texte me propose, me propose comme une porte dérobée, comme un trompe l'oeil, la technique du dégagement. Le dégagement psychologique. Hébétude. Le dégagement général, d'ordre général, de portée générale, sur le vrai et le faux ou la place de l'amour.
Mais je vois un autre homme dans l'image.
La lumière des images de la télévision continue de se refléter sur le visage de l'homme. Le rythme particulier de la lumière suggère un passage en boucle d'images semblables, d'images identiques. Ce sont toujours les mêmes images que l'homme regarde. 

Peut-être pas. Sans doute pas. Non. 


La scène s'éclaircit suffisamment pour qu'apparaisse peu à peu, lentement, à gauche de l'homme assis devant la télévision, s'éclaircit suffisamment pour que l'on distingue, pour que l'on puisse distinguer un homme, un autre homme, pour que l'on voie un homme de dos, le dos d'un homme, le dos d'un autre homme, le dos d'un deuxième homme.
J'ai hésité. J'ai hésité entre deux personnages possibles qui pouvaient apparaître. Le premier qui est venu est une femme en pleurs, qui traverse la scène de gauche à droite. Les matériaux proposés, surtout ceux de 2003, le suggéraient. Je n'ai pas pris la femme en pleurs pour ne pas revenir au texte de 2003, par déport, par glissade. J'ai choisi l'homme de dos mais je lis que l'homme de dos est devenu, vite devenu le dos d'un homme. La scène montre donc une main avec un anneau, un bras en bandoulière, le cou d'un homme, les veines du cou d'un  homme et le dos d'un autre homme. C'est une scène masculine. C'est une scène morcelée.
 




2005 2004 2003 2002 2001 2000




La place de l'amour. Le vrai et le faux ne valent rien qui doive obliger à les distinguer. Les pleurs. Passage en boucle. Hébétude. Mais rien, le regard seulement.