Diégèse  samedi 7 janvier 2006


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2006

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avant le texte
le texteaprès le texte
Le personnage a un corps.
Les personnages ont un corps.
Les personnages, chacun, ont un corps.
Puisqu'il y a deux personnages, il y a deux corps.
Quelle relation ces deux corps vont-ils entretenir, de façon subreptice, de façon permanente, dans la permanence du texte ?
La relation entre les corps des deux personnages, c'est le texte, c'est l'espace du texte. en dehors de l'espace du texte, les deux corps n'ont pas de relation. En dehors de l'espace du texte, ils sont dans le sommeil, à "conspirer nonchalamment avec ces impressions agréables". "Les impressions agréables", c'est l'idée que ces deux corps pourraient avoir des relations apaisées.
La lumière se déplace lentement vers le dos du deuxième homme, vers la gauche, à gauche. Et à mesure que la lumière se déplace et quitte le corps, le cou, les veines du cou du premier homme, du premier personnage, le son de la télévision augmente. C'est un bourdonnement. C'est un bourdonnement sonore. 
Et puis, on entend distinctement une voix de femme, une voix féminine. La voix lit. elle ne récite pas. Elle lit.
"Mais ce projet est laborieux, et une certaine paresse me ramène aux habitudes de la vie. Tout comme un prisonnier qui peut-être jouissait dans le sommeil d'une liberté imaginaire, quand ensuite il commence à soupçonner qu'il dort, craint d'être réveillé et conspire nonchalamment avec ces illusions agréables, ainsi je retombe de moi-même dans les vieilles opinions et j'appréhende de m'éveiller, de peur que la veille laborieuse qui succédera au paisible assoupissement ne doive dorénavant s'écouler, sans la moindre lumière, parmi les inextricables ténèbres des difficultés qui viennent d'être agitées."
Les deux hommes, en même temps, disent : René Descartes. Les Méditations métaphysiques".
Puis toutes les lumières s'éteignent.
En éteignant toutes les lumières, je me donne la possibilité de tout recommencer, de rallumer les lumières sur une autre scène, sur d'autres personnages, sur d'autres corps, sur d'autres corps qui entretiendraient des relations agréables ou désagréables, des relations de corps à corps et aussi des relations avec le son, avec la lumière, avec l'espace, l'espace de la scène et l'espace du texte. Car l'espace du texte n'est pas l'espace de la scène. Et le temps, de temps en temps.
Diégèse.
 




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Un grand silence après les cris. "Conspirer nonchalamment avec ces impressions agréables". Une caresse. Une absence qui empêche le regard. Horrifié. Une chair. La chair.