Diégèse  lundi 3 juillet 2006


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2006

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L'atelier du texte demain




avant le texte
le texte
après le texte
De quel texte s'agit-il ? Puisque le mitant de l'année est dépassé, la question du statut du texte qui s'écrit revient avec insistance et je dois rappeler sans cesse qu'il ne s'agit pas d'un texte, qu'il ne s'agit pas d'un texte consommable, d'un texte que l'on pourrait consommer, d'un texte tout préparé, édité, travaillé. Ainsi, la question du statut du texte ne se pose-t-elle pas car il ne s'agit pas d'un texte. Je pourrais seulement concéder qu'il s'agit d'un travail d'écriture. Gustav : et si le téléphone ne sonnait pas. Et si le téléphone était déglingué, complètement déglingué, comme un téléphone qui a été jeté contre un mur, qui a peut-être été jeté contre un mur plusieurs fois après une conversation téléphonique douloureuse, après une conversation de rupture, après une conversation de dépit, de colère, après une conversation douloureusement amoureuse...

Mathieu : ce serait une pièce de boulevard.

Et cependant, c'est bien le statut du texte qui est en jeu. Le texte veut bien être ceci ou cela mais ne veut pas être une pièce de boulevard, ne veut pas en emprunter les codes, les signes, les effets. Le théâtre contemporain a pris la pièce de boulevard comme repoussoir. La critique contemporaine s'est appuyée contre la pièce de boulevard et contre le roman de gare pour dénoncer les téléphones qui sonnent dans une diégèse appauvrie. Mais le problème de l'écriture n'est pas, pour autant, celui-là, d'échapper ou de ne pas échapper à l'événement téléphoné.
 











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Tolérance. Pour la seule raison que je m'étais rendu compte qu'on pouvait en quelque façon en douter. Le son de l'éclipse. Dans la main, un téléphone sans sonnerie, déglingué. La fausseté du temps. Après avoir constaté ce qu'il croyait jusqu'alors avec défiance.