Diégèse  mercredi 5 juillet 2006


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2006

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Je sais que les personnages vont partir. Je sais qu'ils vont partir car je vais leur demander de me suivre. Je ne sais pas s'ils vont partir en vacances. Je ne crois pas qu'ils vont partir en vacances. La dernière fois, je suis parti à la montagne et ils sont allés à Venise, ou ils ont fait semblant. Je ne sais même pas s'ils sont allés vraiment à Venise. Alors je vais les laisser partir. Et s'ils veulent rester, qu'ils restent. Il est impossible de les diriger. Je dois faire face à mon propre désaveu. Noëmie : nous avons déjà essayé et nous pouvons essayer encore. Avant le cinéma, les comédiens ne sortaient pas et le cinéma est arrivé et très vite ils ont joué des scènes en extérieur. Ils ont joué des scènes lentes où ils disaient des choses simples en regardant l'orage et le spectateur écoutait ensuite des choses simples en regardant l'orage.

Mathieu : et le spectateur regardait des images.

Gustav : tout indique que c'est l'été. Nous pourrions réinventer le voyage. Il suffit de presque rien. Un décor. Une vague didascalie voyageuse.

Alors ils vont partir ou ils vont faire semblant de partir. Peu importe. Et le monde ne va pas s'inverser. Et le vent ne s'arrêtera pas de souffler sur des terres inconnues des personnages, sur des terres inconnues de la fiction, inconnues de l'amour.










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Le monde s'inverse. Que dire d'une grâce qui serait sans tendresse ? Le vent. Le désœuvrement de l'été forcé. Dire des choses simples et parler de l'orage. L'attente de mon propre désaveu.