Diégèse  jeudi 13 juillet 2006


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2006

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le texte
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Je ne sais plus s'il s'agit du quatrième film ou du cinquième. Je ne vais pas vérifier. Je ne vais pas compter. Je vais même m'empêcher de faire le comptage car compter, c'est compter les jours et c'est compter les nuits, c'est décompter le temps, c'est décompter le temps qui reste, qui demeure le temps. Les petits films sont de durée inconnue car ils ne proposent pas de compter ni de décompter, ni de recompter. Est-ce qu'ils racontent ? Qu'est-ce qu'ils raconteraient ? Quelque chose qui ne prend pas le temps comme paradigme de la fiction. Film.

Bande titre : le feu

Vocabulaire : braises, brandons.

Matériaux : air chauffé troublant le paysage.

Technique : plan fixe

Images : on ne voit pas le feu. On voit seulement l'air chauffé qui s'échappe vers le ciel et qui trouble la vue.

Durée : inconnue.

Et le feu et le froid et le feu. Il faut que la fiction échappe au temps et qu'elle échappe à la métaphore. Il n'y a pas de métaphore du feu. Se retirant du champ de la métaphore temporelle, le texte s'éloigne de la nostalgie romantique. Ainsi, la diégèse s'éloigne-t-elle de la question de la représentation pour aborder celle de l'émotion esthétique non contextualisée.

Mais la critique, qui utilise les termes "s'éloigner" et "aborder" ne lâche pas la métaphore, elle.








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Il faut faire attention aux images. Plus parfait que je ne le suis en réalité. Une éclipse à l'envers. Toute la brume du sommeil qui vient. L'enfermement pendant des heures avec le désir. Il faut des brasiers, et les cultiver, et les nourrir.