Diégèse  lundi 17 juillet 2006


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2006

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le texte
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Les personnages pensent à la mort comme l'été est propice à la méditation sur la mort, comme l'été est plus propice à la méditation sur la mort que ne l'est l'hiver, injustement utilisé depuis des siècles comme métaphore de la mort, des arbres morts, de la vie morte. Alors que l'été qui brûle, l'été qui fatigue, l'été qui embrume l'esprit de chaleur, l'été est beaucoup plus proche de la mort que l'hiver, dans une métaphore plus littéraire, plus construite, plus diverse. Mathieu : pour échapper à la métaphore sans perdre le sens, sans perdre tout espoir de garder un peu de sens, il faut échapper à la représentation, à l'idée même de représentation. En nous convoquant sur cette scène, sur une scène, tu as provoqué la machine métaphorique de la représentation dans une mise en abyme qui nous emporte tous les trois.

Gustav : tu crois vraiment ?

Noëmie : j'estime que le profit de la méditation d'aujourd'hui n'est pas mince, si j'ai découvert la cause de l'erreur et de la fausseté.

Mathieu : René Descartes. Vers la fin de la quatrième méditation.

Noëmie : vers la fin.

Si les personnages commencent à faire leur propre critique, à fabriquer leur propre critique, je n'ai plus rien à faire, je n'ai plus à le faire. Je peux écrire sur autre chose, sur le temps, sur le temps qui passe, sur l'actualité, sur Beyrouth en flammes, sur les tensions entre la Russie et la Géorgie. Je peux écrire sur ce monde qui s'échappe et qui ne se comprend plus. Je peux ne rien écrire.
 





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Des textes portables, des textes "emportables". J'ai découvert la cause de l'erreur et de la fausseté. Laisser faire le désir de la mémoire. Toutes les ruines se ressemblent et les pierres valent toutes les pierres. De cette nouveauté corrosive, je vis maintenant. Montre-moi donc le plan.